Communiqué du Comité de soutien à Maxima Acuña Chaupe.

vendredi 7 octobre 2016
par  M.C.

Communiqué du Comité de soutien avec Cajamarca.

Dimanche 18 septembre, un fort contingent d’employés de la mine et de policiers à son service (portant uniformes et boucliers anti-émeutes) a réalisé une incursion intempestive sur les terrains semés de la famille Chaupe pour détruire leurs plantations. Les deux époux tentant d’empêcher cette destruction ont été violemment agressés et Maxima a dû être hospitalisée.

Ainsi les brutalités et violences des agents de la multinationale minière portant atteinte à l’intégrité physique et morale de Màxima et de Jaime, s’ajoutent à la violation du droit de possession et à la destruction des biens de la famille Chaupe conduisant à les priver de leurs moyens d’existence de petits paysans. "Il s’agit d’un nouvel abus de l’entreprise" déclare Rocio Silva Santisteban ex secrétaire exécutive de la coordination nationale des Droits de l’ Homme du Pérou.

Malgré la reconnaissance internationale de l’action de Màxima en faveur de la défense de l’environnement à travers l’octroi du prix Goldman le 18 avril dernier (considéré comme le prix Nobel de l’environnement), malgré les jugements en sa faveur par la cour d’appel en décembre 2014, puis la résolution de la cour de Celendin en avril 2016, les dirigeants de YANACOCHA continuent d’attenter contre son intégrité physique et morale en toute impunité.

Nous condamnons vivement cette nouvelle agression et violation des droits humains et appelons toutes les organisations de défense des droits humains et environnementaux en France à exiger, ensemble, du nouveau gouvernement du Président Kuczysnski, la mise en application immédiate et efficace des mesures de protection ordonnées par la Cour Internationale des Droits Humains depuis mai 2014.

Jusqu’à quand pouvons-nous accepter que des multinationales minières ou pétrolières puissent impunément agresser des paysans sans défense, exproprier des populations, contaminer l’eau, détruire les ressources naturelles et bafouer les droits de l’homme les plus élémentaires et les lois internationales ?

Le 15 septembre 2016, la procureuse générale de la CPI (Cour Pénale Internationale) de La Haye, a annoncé l’élargissement de son champ d’action aux crimes contre l’environnement liés à des violations de droits humains. A ce titre les dirigeants de Yanacocha ainsi que les politiciens complices pourraient et devraient donc être assignés en justice au même titre que des personnes accusées de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.

NON A L’IMPUNITE !
JUSTICE POUR MAXIMA !
CONGA NO VA NI AHORA NI NUNCA !