L’Echo de Périgueux indûment traîné en justice.

jeudi 20 octobre 2016
par  M.C.

Communiqués de presse du SNJ

L’Echo de Périgueux indûment traîné en justice

Pour avoir rendu compte d’une conférence de presse tenue à Périgueux le 16 mars dernier par le Réseau éducation sans frontières, RESF 24, un journaliste de L’Echo de Périgueux et le rédacteur en chef du journal sont aujourd’hui devant la justice. RESF 24 dénonçait les véritables maltraitances dont sont victimes certains étrangers malades. L’exemple donné ce jour-là concernait un ressortissant marocain qui, devant compléter son dossier pour une prise en charge, s’était vu confronté à la police et à une obligation de quitter le territoire. Deux fonctionnaires, cadres de la préfecture, ont porté plainte en diffamation contre les confrères.
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, a tenu à se porter aux côtés de ses confrères pour leur exprimer sa totale solidarité. En effet, ces deux journalistes n’ont fait que leur travail d’informateur au service des citoyens. A aucun moment, ils n’ont mis en cause qui que ce soit ni cité nommément le ou les responsables de cette affaire. De plus, il est à remarquer qu’aucune demande d’éclaircissement, de rectification, de droit de réponse sur le sujet n’a été faite par la préfecture à L’Echo de Périgueux.

Le SNJ constate que cette action en justice contre les journalistes vise en fait à tenter de les faire taire.

Le SNJ constate avec satisfaction que bon nombre de confrères sont solidaires et suivent, tout comme lui, les suites de cette affaire.

Le SNJ fait confiance à la justice pour rappeler que la liberté de la presse ne s’accommode pas de petits calculs revanchards.

Paris, le 19 Octobre 2016