Ibrahima DIALO est LIBRE ! Faire la lumière...

mardi 14 janvier 2014

Ibrahima DIALO est LIBRE !

Faire la lumière sur cette tragédie et en tirer les conséquences.
Ibrahima DIALO, jeune Guinéen de 21 ans, a vu se noyer sous ses yeux son compagnon de route Mamadou SAYDOU dans le port de Marseille le 10 janvier après avoir sautés du cargo sur lequel ils étaient refoulés. Rescapé, Ibrahima n’a par contre pas échappé à l’enfermement dès sa sortie de l’eau… Il a finalement été libéré lundi 13 janvier. L’audience au TGI de mardi 14 janvier est donc annulée.
Après 3 jours passés dans la zone d’attente du centre de rétention de Marseille, le ministère de l’Intérieur l’a autorisé à entrer sur le territoire français (!) où il pourra déposer une demande d’asile.
A l’heure qu’il est, Ibrahima est hébergé dans une paroisse du 14è arrondissement où il a été mis en lien avec une association d’étudiants.

L’émoi suscité par ce drame, les protestations en direction des autorités préfectorales et la chaine de solidarité rapidement mise en œuvre pour venir en aide à Ibrahima n’auront donc pas été vains.
Le RESF mais aussi la LDH, la Cimade, Forum réfugiés, le réseau associatif chrétien, les 50 personnes rassemblées ce lundi soir, sous la pluie, devant le centre de rétention de Marseille… s’en félicitent.

La liberté pour Ibrahima était la priorité. Mais cela ne dédouane pas les autorités préfectorales de faire toute la lumière sur les circonstances qui ont amené au décès de Mamadou SAYDOU.
« Pourquoi leur demande d’admission au titre de l’asile n’a-t-elle pas été enregistrée et ces deux jeunes hommes placés en zone d’attente pour que le ministère de l’Intérieur l’examine, après avis de l’OFPRA ? » demande par exemple l’ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), voir pièce jointe.
Si tel avait le cas, Mamadou SAYDOU, 18 ans, serait encore parmi nous et Ibrahima se serait passé d’annoncer cette douloureuse nouvelle à sa famille…

Le corps de Mamadou SAYDOU, selon les souhaits de sa famille et ceux d’Ibrahima, doit maintenant être ramené en Guinée. C’est la moindre des choses à assumer pour honorer sa mémoire.

Le RESF s’associe à l’ANAFE pour demander aux autorités françaises de tirer toutes les conséquences de ce drame, notamment quant à la pratique de remettre les « passagers clandestins » sur les navires qui les a acheminés, contraire au respect des droits de l’homme aux frontières maritimes.
Ci-joint, communiqué de l’ANAFE


Documents joints

Communiqué de l' ANAFE